Parkings à Sète : où sont chiffres et études ?

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Communiqué de presse du groupe EELV Sète

Les parkings à Sète sont au cœur de l’actualité récente. Le nouveau mandat de François Commeinhes semble faire du stationnement payant sa priorité :

extension du parking des halles (264 places), rénovation du parking du canal (388 places), construction du parking Victor Hugo (313 places), nouveau parking Vossloh (120 places), lancement du parking Aristide Briand (314 places prévues), projet du parking souterrain promenade Marty…

Ajoutons à cela, peut-être pour tenter de remplir des parkings payants désespérément vides, le passage en stationnement payant de nombreuses rues, notamment dans le quartier Victor Hugo. 

La majorité municipale communique à grands renforts de panneaux et de magazines spéciaux, en justifiant ses choix de façon laconique. Un slogan, “la ville apaisée”, et un argument : on va supprimer des centaines de places de stationnement de surface pour permettre la création de nouvelles voies en mobilité douce.

Soit. Accordons crédit à cette évolution potentielle, en rappelant toutefois que François Commeinhes n’est pas nouvellement élu : il organise la mobilité de la ville depuis 22 ans déjà.

Afin d’apaiser les tensions actuelles dans la population, souvent dues à des attentes radicalement différentes pour la mobilité en centre ville, nous demandons à la majorité municipale de dévoiler, enfin, ses intentions précises et sincères, et son plan d’action pour la circulation et le stationnement en ville.

Avec des chiffres validés et argumentés. Avec des plans et des cartes. Pas de simples images de synthèse en 3D aguicheuses.

 

Parkings : une série de questions sans fin et sans réponses

Où sont les études chiffrées qui indiqueraient les fréquentations des différents axes routiers ? Où sont ces mêmes études indiquant le nombre de places de stationnement occupées ou libres en centre ville ? Où sont les études de marché montrant que les citoyens sétois sont disposés à louer des places de stationnement souterrain payantes ?

(Rappelons que le parking victor hugo affiche quasiment chaque jour plus de 250 places libres, même en pleine journée !)
Construit-on ici “à l’aveuglette”, sur une simple envie de notre maire ?

Idem pour les fameux axes “apaisés”, dont on fait miroiter la création aux sétois.
(Rappelons que depuis 22 ans, on attend toujours la création d’une simple piste cyclable traversant la ville de la gare au port.)

  • Alors, quelles pistes vont être créées grâce à la construction de tous ces parkings ?
  • Sur quels axes très précisément ?
  • Avec quel niveau de protection des cyclistes et des piétons ?

  • Quelles sont les places de stationnement qui vont être supprimées ?
  • Dans quelles rues très précisément ?
  • Quel nombre exact ?
  • Quelles rues vont être payantes ?
  • Quelles lignes de bus seront créées grâce à ces parkings ?
  • Avec quelle fréquence de passage ?
  • Avec quels horaires d’ouverture et de fermeture ?
  • Combien vont rapporter ces parkings et ce stationnement payant à la ville ?
  • Quels sont les chiffres projetés ?
  • Dans quel contexte, avec quelle base de fréquentation ?
  • Combien de temps pour rembourser les emprunts ?
  • Quelle solution si les parkings restent vides demain ?

La ville apaisée se construit dans le dialogue, pas dans le rapport de force

On ne peut pas clamer que l’on va améliorer la mobilité en ville grâce à des parkings payants, si l’on ne donne pas aux sétois les modalités précises des changements futurs.

Nous demandons à François Commeinhes d’apaiser les tensions en ville, en apportant l’ensemble des réponses à ces questions, de façon chiffrée, argumentée, quantifiable.
Nous lui demandons aussi d’agir dans la plus grande transparence et la plus grande bienveillance vis à vis de l’ensemble des citoyens, qu’ils aient été ses électeurs ou pas.

La ville apaisée ne se construit pas avec l’aide de société de surveillance privées, de travaux protégés par des forces de l’ordre, d’actions juridiques financées par les citoyens, de décisions en huis clos.
Elle se construira dans le dialogue, avec des chiffres, des études, des faits.

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